
Psychose puerpérale
Une urgence psychiatrique
Le 27 janvier, Santé Magazine faisait le point sur la psychose puerpérale avec Elise Marcende, présidente de l’association Maman Blues, et la Dre Sarah Tebeka, psychiatre à l’hôpital Louis-Mourier (AP-HP) de Colombes, enseignante-chercheuse spécialisée en périnatalité à l’Université Paris Cité et membre de l’Alliance FondaMental.
Sarah Tebeka décrit cette pathologie comme une urgence psychiatrique, survenant généralement après l’accouchement et pouvant entraîner des idées délirantes et des hallucinations. Elle se distingue du baby blues ou de la dépression post-partum par sa brutalité et la gravité de ses symptômes. La psychose puerpérale résulte généralement d’une interaction complexe entre des facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux. Bien que rare, cette maladie nécessite une prise en charge rapide et adaptée pour protéger la mère, son enfant et le reste de la famille.
Les mères qui souffrent de psychose post-partum présentent parfois des antécédents personnels ou familiaux de troubles psychiatriques, notamment de trouble bipolaire, de schizophrénie ou dépression sévère. Mais la psychose puerpérale peut aussi survenir sans aucun antécédent psychiatrique, souligne Elise Marcende.